Retour sur la formation Culture Sourde du 18 décembre 2025

La Journée Culture Sourde du 18 décembre 2025 a mis en lumière la richesse de la Langue des Signes Française (LSF) et l’engagement des Pôles Sourds de la Ville de Paris pour une culture plus accessible. 

En France, environ 300 000 personnes sont sourdes profondes, et un tiers utilise quotidiennement la LSF. Longtemps marginalisée, cette langue est pleinement reconnue depuis les années 1980, dans un mouvement historique appelé le Réveil Sourd.

Bibliothécaires sourds et entendants ont présenté leurs actions, leurs collections adaptées et l’importance du Facile à Lire. La rencontre a aussi valorisé les arts signés – chansigne, poésigne, Visual Vernacular – illustrant la vitalité de la création artistique sourde. Une journée riche qui rappelle l’importance de rendre les bibliothèques pleinement inclusives.

L'accueil inclusif

Animée par des bibliothécaires des Pôles Sourds de la Ville de Paris et la Compagnie Les Petites Mains, la rencontre a rappelé le rôle essentiel des bibliothèques dans la sensibilisation à la culture sourde. Les cinq bibliothèques Pôles Sourds de Paris s’appuient sur des équipes mixtes sourdes et entendantes, un accueil inclusif et une politique documentaire adaptée. Certaines intègrent les collections sourdes au fonds général, d’autres utilisent des signalétiques dédiées : chaque bibliothèque affirme sa propre identité tout en partageant une mission commune d’accessibilité maximale.

Les fonds Facile à Lire

Les fonds Facile à Lire (FAL) jouent un rôle clé pour faciliter l’accès à l’écrit des personnes sourdes de naissance, souvent confrontées à des difficultés de lecture. La plateforme Bibliopi, identité numérique des Pôles Sourds, propose notamment des albums filmés en LSF et des adaptations accessibles via l’exception handicap, enrichissant l’offre culturelle en ligne.

Les arts signés

La journée a également mis à l'honneur les arts signés : chansigne, poésigne ou Visual Vernacular, des formes d’expression qui valorisent la créativité sourde. La Compagnie Les Petites Mains a présenté un panorama de ces pratiques, illustrant leur diversité et leur richesse artistique.

Enfin, les échanges ont rappelé que la programmation culturelle adaptée nécessite du temps, des compétences spécifiques et la participation indispensable de professionnels sourds, notamment pour la création de vidéos et d’outils de communication adaptés.

Cette rencontre intense et inspirante souligne le chemin déjà parcouru mais aussi les efforts encore nécessaires pour garantir un accès équitable à la culture pour toutes et tous.

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